Le rôle des antioxydants dans les formulations cosmétiques

Le rôle des antioxydants dans les formulations cosmétiques

Le rôle des antioxydants dans les formulations cosmétiques 1080 634 BioForeXtra

Le rôle des antioxydants dans les formulations cosmétiques

Dans le monde de la beauté et du bien-être, le mot « antioxydant » revient souvent.  Mais quels sont réellement ces actifs ? et à quoi servent-ils ?

L’une des théories pour expliquer le vieillissement est la théorie du stress oxydant (ou oxydatif), selon laquelle des molécules très réactives, liées à l’oxygène, endommagent à chaque instant nos molécules les plus vitales telles que l’ADN ou les composantes des membranes cellulaires. Ces molécules très réactives sont appelées radicaux libres ou espèces oxygénées réactives (ROS). Les ROS ne sont pas que nocives car elles ont des fonctions biologiques importantes, en intervenant notamment dans la communication entre les cellules. Nous en avons donc besoin. Cependant, lors du stress oxydatif, elles sont produites en excès et notre système antioxydant naturel, qui élimine normalement les ROS, ne suffit plus à maintenir l’équilibre. Ces molécules causent alors des dommages importants et sont à l’origine de plusieurs maladies chroniques.

Au niveau de la peau, l’oxydation est un phénomène majeur responsable du vieillissement cellulaire. Il endommage les cellules de la peau tant au niveau de l’épiderme que du derme et participe à leur dégénérescence.

Les antioxydants sont donc de précieux alliés pour aider la peau à lutter contre les radicaux libres produits en concentration élevée lors du stress oxydatif. Comme leur nom l’indique, les antioxydants sont des inhibiteurs de l’oxydation et ils vont contribuer à éliminer l’excédent de radicaux libres dans les cellules.

En cosmétique, un antioxydant peut être utilisé pour deux raisons principales :

  • protéger la formule du produit de l’oxydation, et notamment du rancissement des corps gras d’origine végétale (huiles, beurres, cires…)

  • aider la peau à lutter contre les radicaux libres, facteurs e vieillissement cutané prématuré.

 

Quel sont les causes de l’oxydation ?

Constamment, la peau est exposée à différents types d’agressions : elles peuvent être de nature biologique, chimique et physique. La concentration de ces espèces réactives augmente dramatiquement après l’exposition aux UV (Kaur et al. 2007), à la pollution (Lupo 2001), au tabac ou encore aux produits chimiques. Le stress, la fatigue et une mauvaise hygiène de vie peuvent également être générateurs dans la peau de radicaux libres.

Résultat des effets du stress oxydatif sur les cellules de la peau

Les rayons UVs :

L’exposition chronique aux UV est en majorité responsable du vieillissement prématuré de la peau. Les altérations induites par les UV s’ajoutent aux signes du vieillissement intrinsèque, génétiquement programmé ; on parle alors de photo-vieillissement. La peau dite photo-vieillie, présente alors des caractéristiques particulières et distinctes des zones photo-protégées. Celle-ci est profondément ridée, tachetée, rougie, déshydratée, rigide et fragilisée. Les fibres de collagènes et d’élastine, constituant la matrice extracellulaire du derme, sont désorganisées et dégradées, les tissus cutanés sujets à l’inflammation.

Les UVB (230-320 nm), dont seulement 5% des rayons parviennent à la surface de la Terre, pénètrent jusqu’à 160-180 µm à l’intérieur de la peau, 10% atteignent le derme. Les UVA, dont 90 à 95% des rayons parviennent à la surface de la Terre, pénètrent jusqu’à 1 000 µm dans la peau, 20 à 30% atteignent le derme.

Les rayons UVA sont moins dommageables que les rayons UVB, mais ils sont constamment présents dans notre environnement. L’exposition aux deux types de rayons génère un stress oxydant et la production excessive de ROS dans les cellules cutanées, plus particulièrement  l’oxygène singulet, le peroxyde d’hydrogène et l’anion superoxyde (Murray et al., 2008; Hillion, 2006; Zang et al. 1997).

La pollution :

La pollution est partout : dans l’atmosphère, à l’intérieur de nos maisons, au bout des doigts des fumeurs… Elle dépose au quotidien des millions de particules polluantes sur la peau qui finit par être asphyxiée. Ce film qui se forme à la surface de l’épiderme l’agresse, l’étouffe, altère le film hydrolipidique, détériore l’équilibre de la peau. Les conséquences sur la beauté et la santé cutanées sont très nombreuses : la pollution amplifie les réactions oxydatives, intensifie les taches brunes, accentue la profondeur des rides, augmente la perte d’éclat de la peau, favorise les réactions inflammatoires.

L’ozone est un agent oxydant extrêmement puissant formé dans la troposphère (haute atmosphère) à travers une série complexe de réactions impliquant l’action de la lumière du soleil avec l’oxygène. Plus près de nous, la combustion de combustibles fossiles pour la production d’énergie ou pour le transport contribue à augmenter la concentration d’ozone dans l’air dans lequel nous vivons. L’ozone initie le stress oxydatif intracellulaire par la formation d’ozonide et d’hydroperoxyde. Ce mécanisme de lésions oxydatives implique l’expression accrue d’une gamme de cytokines proinflammatoires (TNFα et interleukine 1β), des chimiokines (par exemple, l’interleukine 8) et des gènes d’adhésion.

Les oxydes d’azote sont aussi des polluants oxydatifs qui se retrouvent dans l’atmosphère. La principale source d’émissions anthropiques d’oxydes d’azote est la combustion de combustibles fossiles issus de sources stationnaires (chauffage, production d’électricité) et de véhicules automobiles. Leur présence est responsable en bonne partie du smog et des pluies acides. Dans les conditions environnementales, l’oxyde nitrique est rapidement transformé en acide nitrique ou en dioxyde d’azote par des oxydants atmosphériques tels que l’ozone.

Parmi le top 5 des problèmes de peau liés à la pollution, arrivent en tête les points noirs, suivis des allergies et de la sensibilité cutanée, la peau terne, l’acné et la sécheresse cutanée.

Quel est le rôle des antioxydants ?

La capacité antioxydante endogène de la peau est un élément majeur de sa réponse face au stress oxydant provoqué par l’exposition aux UVs ou autres agressions extérieures. Cependant, nous avons vu que la ligne de défense antioxydante naturelle perd nettement de son efficacité lors du stress oxydatif.

L’utilisation d’antioxydants tels que le L-acide ascorbique (vitamine A), l’α-tocophérol (vitamine E) ou encore les polyphénols du thé (Kaur et al 2007) est donc un moyen de compenser et de renforcer la protection endogène de la peau et de prévenir les dommages oxydatifs.

Les antioxydants ont par ailleurs été étudiés dans la formulation des soins anti-âge de par leur capacité à piéger les radicaux libres et leur capacité à inhiber la peroxydation des lipides (Laguerre et al. 2007).

Protection contre les effets nocifs de la surexposition aux UVs :

L’utilisation d’antioxydants est une bonne stratégie de photo-protection : l’effet positif de leur application dans la prévention du photo-vieillissement a en effet été démontré dans des études cliniques. Les vitamines C et E ainsi que les rétinoïdes sont les antioxydants les plus utilisés par les laboratoires de cosmétiques.

Cependant, les polyphénols, issus des végétaux, sont également de plus en plus formulés. Les polyphénols extraits du thé vert (EGCG), des graines de soja (Génistéine et daidzéine), des petits fruits etc. ont été reconnus pour leurs effets bénéfiques.

Dans un monde où on voyage beaucoup et où les sports et les loisirs d’extérieur sont très prisés, l’exposition prolongée aux UV est de plus en plus fréquente. L’application d’écrans solaires est essentielle à la protection de la peau mais n’est pas suffisante. L’utilisation de ces crèmes protectrices est limitée par leur fréquence d’utilisation. De plus, leur spectre de protection est souvent incomplet (Burke 2004). Actuellement, les écrans solaires sont constitués de molécules dites « filtrantes » des UVA et UVB. Ces molécules ont pour rôle de maintenir l’absorbance de l’écran solaire et d’améliorer la protection durant toute la durée de l’exposition au soleil. Cependant, la plupart du temps, soit ces molécules ne filtrent pas dans toute la gamme des UV, soit elles ne sont pas suffisamment photostables. Du coup, après une certaine durée d’exposition, elles se dégradent et forment des radicaux libres qui occasionnent encore des dommages après l’application sur la peau (Damiani et al. 2006).

L’ajout d’antioxydants dans la formulation des écrans solaires permettraient de les « stabiliser » et d’assurer l’indice de protection tout en luttant contre le vieillissement photoaccéléré (Burke 2004). Certains auteurs montrent que la combinaison d’agents photoprotecteurs, ou d’agents ayant des modes d’action multiples, peut être requise pour optimiser la protection contre les UV.

Il a été démontré que l’application d’une mixture d’antioxydants commerciaux et de piégeurs de radicaux libres sur la peau humaine permet de prévenir le cancer de la peau et le vieillissement photoaccéléré. De nombreux travaux ont montré l’importance de l’implication des polyphénols des plantes dans la lutte contre le vieillissement photoaccéléré (Leu et al. 2006).

 

Des antioxydants pour se protéger des effets de la pollution

De mèche avec les rayons UV (A et B), la pollution prend un malin plaisir à attaquer les cellules du derme. Les radicaux libres constitutifs de ce duo empoisonné endommagent la barrière cutanée en altérant le film hydrolipidique. Résultat, le teint devient plus terne, la peau vieillit plus vite (sous l’effet du stress oxydatif) et des taches pigmentaires apparaissent. Les antioxydants sont de puissants ingrédients anti-pollution qui peuvent être appliqués sur la peau. Ceux-ci jouent un rôle de protection. Ils aident la peau à se renouveler et favorisent le mécanisme de défense via la stimulation du métabolisme cellulaire naturel.

Les nouveaux soins cosmétiques anti-pollution contiennent des actifs antioxydants et anti-radicalaires (vitamine C, E, actifs issus d’algues brunes, polyphénols…) capables de ralentir l’action des radicaux libres provoqués par la pollution et renforcer le système de défense de la peau vite dépassé face aux multiples agressions. Ils contiennent aussi des filtres solaires pour lutter contre la synergie nocive pollution/rayons UV. Au-delà du processus de défense, les soins anti-pollution contiennent également des actifs capables de réparer les dommages provoqués par la pollution (agent anti-âge).

 

Pourquoi Bio ForeXtra a privilégié les antioxydants issus de la forêt boréale ?

Les arbres concentrent tout particulièrement dans leur écorce, des molécules antioxydantes naturelles pour se protéger des agressions extérieures telles que les microorganismes, les insectes mais aussi la pollution et les rayonnements UV. Ces antioxydants sont principalement de la grande famille des polyphénols. Les arbres de la forêt boréale sont soumis à des environnements nordiques extrêmes, des hivers rudes et des étés très humides avec des indices UVs très élevés. Leur peau protectrice, leur écorce, leur permet de se protéger et de survivre durant des dizaines voire des centaines d’années. Un exemple bien connu de polyphénols est le trans-resvératrol, contenu dans le vin rouge, mais aussi dans l’écorce de l’épinette noire, arbre d’hiver de la forêt boréale qui survit dans les régions les plus au Nord.

Bio ForeXtra a développé des procédés d’extraction permettant de cibler et d’extraire cette famille de molécules des écorces recyclées de différentes espèces d’arbres. Ce procédé permet de les isoler et les concentrer pour valoriser leur utilisation comme antioxydants protecteurs et réparateurs de la peau.

 

Sont-ils compatibles avec tous les types de peaux ?

Oui, car toutes les peaux sont concernées par l’oxydation.

Quand faut-il commencer à utiliser des produits contenant des antioxydants ?

Il n’y a pas d’âge !  Pour un effet préventif, on peut commencer à utiliser des antioxydants le plus tôt possible.

NOS SUGGESTIONS ANTIOXYDANTES

 

BORÉALINE EXPERT

L’actif anti-âge ultime de la forêt boréale

BORÉALINE PROTECT

 

La source boréale de resvératrol

 

Références bibliographiques

Burke KE (2004) Photodamage of the skin: protection and reversal with topical antioxidants :149-155.

Damiani E, Rosati L, Castagna R et al (2006) Changes in ultraviolet absorbance and hence in protective efficacy against lipid peroxidation of organic sunscreens after UVA irradiation. Journal of photochemistry and Photobiology B: Biology 82:204-213

Hillion K. (2003) La photo-protection antiradicalaire: intérêts et limites.

Pharmacie, Faculté de Pharmacie : Université Rennes 1 :  293

Kaur IP, Kapila M and Agrawal R (2007) Role of novel delivery systems in developing topical antioxidants as therapeutics to combat photoageing. Ageing Research Reviews 6:271-288

Laguerre M, Lecomte J and Villeneuve P (2007) Evaluation of the ability of antioxidants to counteract lipid oxidation: Existing methods, new trends and challenges. Progress in Lipid Research 46:244-282

Leu SJ, Lin YP, Lin RD et al (2006) Phenolic constituents of Malus doumeri var. formosana in the field of skin care. Biological and Pharmaceutical Bulletin 29:740-745

Lupo MP (2001) Antioxidants and vitamins in cosmetics. Clinics in Dermatology 19:467-473

Murray J.C., Burch J.A., Streilein R.D., Iannacchione M.A., Hall R.P. et Pinnell S.R. (2008) A topical antioxidant solution containing vitamins C and E stabilized by ferulic acid provides protection for human skin against damage caused by ultraviolet irradiation

Journal of the American Academy of Dermatology 59: 418-425

Zang X., Wu R., Fu W., Xu L. et Lam P. (2004)  Production of reactive oxygen species and 8-hydroxy-2’deoxyguanosine in KB cells co-exposed to benzo[a]pyrene and UV-A radiation Chemosphere, 55: 1303-1308

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